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Vitesse linéaire, Vitesse de
rotation.... |
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Rotations :
On entend souvent parler de
boule droite, d'effet, ou de boule à effet.....mais
n'oubliez pas que c'est vous
qui donnez véritablement l'effet en question... pas la boule seule
!..malgré l'importance du modèle utilisé (polyester, réactive etc...).
Les rotations sont imprimées (ou pas) à la boule par la paume et les doigts au
moment du lâcher, à condition que le pouce soit libéré en premier : on appelle
ça le Mach
...et ça se passe en une fraction de seconde !
Exceptions : 2 modes de lâcher
avec main au dessus de la boule et
sortie simultanée du pouce et des doigts : le style spinner-toupie
et le style pétanque avec des rétro rotations en début de
glisse..)
Le nombre (tours par seconde) et le type de rotations
(direction avant, latérale, rétro ou en toupie... le mélange étant possible...)
dépendent de la
position de la main au moment du lâcher (au dessus, sous ou
sur le côté de la boule) et de
l'impulsion (swing) donnée à cet
instant.
..Mais
au fait ?..pourquoi donner des rotations....en plus de la vitesse linéaire de
départ ? :
... Pour plusieurs raisons :
Ce qui suit concerne principalement les modes de lâcher avec
main sous ou sur le côté
de la boule....
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1. |
Une boule (sphère) en rotation
développe une énergie cinétique de rotation
( 1/2 I W2
...I :moment d'inertie, fonction de
la masse et du diamètre boule; w :vitesse angulaire
de rotation) qui se transmet aux quilles en plus de
l'énergie cinétique de déplacement (
1/2 m V2
....m
:masse de la boule; v
:vitesse linéaire de la boule)
Cf
une balle de fusil ..ou de tennis... qui
vrille.. ou tourne sur elle-même pendant sa trajectoire..). |
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2.
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Le
huilage des pistes sert à les
protéger et à diminuer les forces de frottements
boule - piste.
Ce huilage n'est pas homogène mais dégressif, en
longueur et sur les côtés de la piste : on parle alors (exemple)
d'un nombre
x d'unités
d'huile réparties sur 40 pieds ..1 pied=0,33m.

Après une phase de dérapage (sur
l'huile.. qui d'ailleurs, si elle est en grande quantité, freine
également la boule.. étonnant non ?) les rotations modifient la
vitesse et la trajectoire en accrochant la piste
sur la partie plus sèche... c'est
le fameux
point ( ou Zone) de Break.
De plus, selon le type de lâcher, de
boule (enveloppe, noyau asymétrique etc...) et de perçage,
l'axe de rotation change progressivement durant cette phase.. on
appelle ça le Flare, dont le potentiel peut
d'ailleurs être examiné par les
différentes traces d'huile
visibles sur la boule après le lancer. |
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Parenthèse
!: En regardant le schéma vous
pourrez comprendre que, lancer après lancer, les boules (glissant et
tournant sur elles mêmes) finissent par
transporter - déplacer une certaine quantité d'huile sur
les côtés et dans le fond de la piste (backend) au
cours du jeu : on appelle ça le
Transfert.
Ainsi, certaines parties (de la
piste), plus sèches au départ, peuvent être recouvertes d'huile au
bout d'un certain temps.. et
inversement
! ça dépend
aussi du nombre de joueurs et du type de jeu de chacun.... c'est là
sans doute la clé principale du succès en ligues ou en
tournois : savoir le plus tôt
possible réadapter son jeu en fonction de l'évolution de ces
conditions.. |

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3. |
Seul des
rotations latérales permettent à la boule de modifier sa
trajectoire ( T2 crochet ou courbe) dans le but de
percuter les quilles 1-3 (poche de strike
pour un droitier) avec un angle plus important
(a2) par rapport à celui (a1)
d'une trajectoire droite..(T1)
- Cet angle (a2)
plus prononcé
permet d'augmenter le pourcentage d'abats et de réduire les
trouées par un meilleur brassage (*) des quilles
.... vous constaterez pourtant qu'il est parfois difficile de
passer de la théorie à la pratique !
- Vous verrez ci-contre qu'en utilisant une
trajectoire droite il faudrait s'aligner largement en dehors
de la piste (T3) pour obtenir cet angle
a2....
- Ce procédé, s'il est correctement exécuté,
permet également d'assurer avec plus de probabilités la chute
des quilles N° 5 (la plus protégée) et
N° 10 (celle qui reste....souvent pour
un droitier.. N° 7 pour les gauchers.)
NB : même si vous n'optez pas pour une trajectoire
courbe ou en crochet, sachez qu'une trajectoire droite
avec
des rotations avant sera très efficace... si la précision
est au rendez-vous....
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Le
changement d'angle (a1, a2 etc..) modifie l'action de
déflection
boule -quilles. |
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4.
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Rotations et
développement linéaire :
Si vous donnez beaucoup de rotations, vous pourrez
éventuellement observer une accélération de votre
boule en fin de trajectoire, surtout si la vitesse de lâcher est
modérée :
...en effet, la boule obéit au même calcul que le
développement d'une roue de vélo :
La bande de roulement maxi d'une
boule est égale à sa circonférence : 69cm.
- Pour R(vitesse de rotation)=5t/s (faible)
on aura un développement de 5*0,69=3,45m en 1 seconde soit une
vitesse de 12,42km/h.
- Pour R=10t/s (élevé) avant la phase de
break, on aura 6,90m/s soit près de
25km/h de vitesse linéaire générée par les
rotations sur la partie sèche de la piste, d'où une
accélération visible si votre vitesse de boule est tombée à
20km/h avant le point de Break......(il faut bien sûr
considérer que le contact boule - partie sèche de la
piste n'est jamais absolu et donc revoir les valeurs
précédentes à la baisse..)
- Par contre, une vitesse de lâcher importante
avec un nombre de rotations latérales insuffisant (tours par
seconde) fera que votre boule ira....tout droit !
C'est grâce à l'entraînement
que vous pourrez sentir le dosage des différents paramètres à
affecter à votre boule lors de chaque lancer.... |
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5.
Full-contact
:
La surface sphérique de la boule en
rotation crée une action de <Brassage
- Brossage - Déflection> upplémentaire au
contact des quilles.
...Cf
Le style de lâcher Spinner
utilisé à l'origine par un certain nombre d'asiatiques
adeptes de la boule légère (10 à 12 lbs) en
toupie - trajectoire droite... redoutable !
...ou,
si vous avez des enfants utilisant des toupies modernes (...à la
mode 2003 actuellement...) , observez l'action au contact
d'obstacles divers.... |


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Comment donner des rotations à une boule
Je vais reprendre ici une partie de l'article que j'ai écrit dans le numéro
précédent de ce magazine. ê Ce qui
influence le plus une trajectoire de boule est avant tout, bien entendu, la
vitesse avec laquelle le joueur
l'envoie et aussi le nombre de rotations qu'il lui donne. La direction de ces
rotations a aussi une importance
capitale. Une boule qui roule vers l'avant, même si elle a e norme ment de
rotations ne pourra aller que è vers
l'avant. C'est un peu comme si vous vouliez éviter un obstacle le plus
rapidement possible en conduisant une
voiture et que vous accélériez sans tourner le volant. Si les pneus roulent vers
l'avant, la voiture va continuer tout droit.
C'est pareil pour la boule sauf qu'il n'y a pas de volant. Cela veut
dire que si vous voulez la voir
tourner vers la gauche ou vers la droite, il va falloir que vous la fassiez
rouler dans cette direction. Elle ira droit
tant qu'elle glissera sur l'huile et tournera d` s qu'elle entrera en contact
avec la piste sous la couche d'huile à.
En tentant d'expliquer comment donner des rotations a une boule, je vais très
probablement détruire bon
nombre de fausses idées qui circulent depuis fort longtemps, mais tant pis Ou
plutôt tant mieux.
Donner des rotations a une boule est une action mécanique qui n'a rien de myste
rieux. Au moment de lâcher la
boule, quand le pouce sort, les deux autres doigts sont toujours dans cette
boule et la retiennent, lui appliquant
une force dirige e vers vous, alors que la force du poids de la boule est dirige
e vers le bas. Étant donne que la
direction de la force que vos deux doigts appliquent sur la boule ne passe pas
par le centre de gravite de la
boule, alors que la force de gravite (poids de la boule) passe par la, la
résultante de ces deux forces imprime
une rotation a la boule et la fait rouler dans la main.
N'essayez pas de plier
vos doigts pour ê tirer à dessus au
moment ou le pouce sort, c'est peine perdue, personne n'a suffisamment de force
et de souplesse dans la main
pour cela, le seul résultat serait que cette action de ê pincer à contrarierait
une sortie libre du pouce. Veillez
seulement a ce que vos doigts soient bien ê coince s à dans la boule, que votre
bras et votre poignet soient bien
tendus et le reste se fait tout seul. Plus votre geste est rapide au lâcher,
plus la force imprime e par vos doigts
sera importante, plus la rotation sera rapide. Vous voyez donc que cela n'a rien
a voir avec la forme de vos
inserts ou la direction des trous de vos doigts, ceux-ci n'ayant d'importance
qu'au niveau du confort de la prise.
Le schéma ci-dessous montre de manière simplifie e les forces qui sont applique
es a une boule au moment du
lâcher ainsi que leur direction.
On peut voir l'importance de garder le poignet droit pour passer
de la figure 1 a la figure 2. Si le poignet est casse au moment du lâcher, moins de
force est appliquée sur la boule
pour la faire tourner sur elle-même (figure 2). |
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Ecrit par Jean-Marc Lebon :
Comment donner des rotations à une boule
..(fichier pdf)


Exemples pratiques
Boule
sans (ou peu de) rotations :
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Elle va glisser tout en
étant freinée par l'huile (comme un Zodiac..) et par la surface de
la piste lorsqu'elle va rentrer en contact avec : La vitesse
linéaire est alors en constante diminution; pas d'énergie ni
changement de trajectoire dues aux rotations.
Sur le Backend (fin de
piste) on peut observer que la boule se met à tourner vers l'avant
dans les derniers mètres, mais uniquement à cause du frottement
de la partie plus sèche déclenchant une rotation de la boule
sans accélération... |
Boule lancée façon
pétanque (main au dessus).. |
Rotations arrières (rétro) et glisse, puis glisse
seule... pour terminer par quelques rotations avant
déclenchées par le frottement en fin de piste : c'est souvent
l'effet <boule morte> (peu d'énergie) qui
est constaté chez pas mal de débutants-joueurs loisir...ce qui
n'empêche pourtant pas les strikes ! |
Boule avec
rotations avant, ou avant latérales) dès le départ..
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@ Glisse et rotations
sont sensiblement dirigées dans le sens du déplacement !
@ La vitesse linéaire diminue..mais les rotations
emmagasinent de l'énergie..
@ En milieu ou fin de piste, les rotations
prennent le relai sous la couche d'huile en induisant
éventuellement un changement de trajectoire
ainsi qu'une nouvelle vitesse de boule (avec
ré-accélération possible) avant de percuter les quilles avec un
angle plus efficace...
..Observez les joueurs qui maîtrisent
correctement ce type de jeu et vous constaterez que le
résultat est dévastateur !....mais aussi parfois catastrophique
!..eh oui...
..NB : Malgré tout, reportez vous à ce qui a été
dit avant et ailleurs pour relativiser la
théorie
...ex
: avec l'effet de Transfert, l'huile va être
transportée au fond et rendre parfois impossible le processus
précédent....c'est à vous de voir à ce moment là !...et vous adapter
en ayant l'esprit libre... de modifier votre jeu !..et pourquoi pas
en trajectoire droite si rien d'autre ne marche !...encore
faut-il l'exécuter correctement.. |

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...et surtout : prenez
l'habitude d'observer le comportement de votre boule
sur la piste...sans fermer les yeux ou vous retourner !
...c'est la meilleure méthode pour apporter les corrections
réellement efficaces au lancer suivant....avant d'arriver à
la 10° frame !..spécialement en compétition ! |



Évaluer son handicap
Le handicap ? :
Le handicap est un nombre de quilles
(points) attribué d'avance au joueur et calculé
à partir de sa moyenne grâce à
une formule qui peut varier selon les cas. C'est une
forme de bonus qui permet à des joueurs
ou équipes de niveaux différents de pouvoir se
rencontrer en tournois.
Ex : en
ligue, un joueur a une
moyenne de 160. Son handicap sera calculé de la façon
suivante :
Hand=(215 - moyenne)x60%=33.
D'autres formules appliquent des
chiffres et pourcentages différents ou, lors d'un
tournoi, se basent sur les 3 premières parties pour
calculer le handicap bref, renseignez vous avant.
Plus votre moyenne sera élevée,
moins vous aurez de handicap..
Depuis septembre
2003 le pourcentage appliqué
pour le calcul du handicap est passé de 60 à
80% avec un maximum en
main
de 60 |
Le Scratch ? :
Le
terme Scratch représente le nombre de
points réellement acquis au cours de la partie (ou
Ligne) : Ainsi, le joueur à 160 de moyenne participant à
une rencontre avec handicap et réalisant un score de 184
(scratch) à la 1° ligne aura un total de 184+33=217
points.
Par contre, un autre joueur "plus
fort" ayant 17 points de handicap (187 de moyenne) devra
réaliser un score d'au moins 200 pour gagner contre le
joueur précédent.
Conclusion :
ce principe aide à comprendre les mentions "tournoi
individuel scratch"; "doublette handicap" etc...
Il arrive que cet aspect du bowling
soit controversé dans la mesure où des résultats de
championnats avec handicap peuvent parfois, au niveau du
classement, donner un sentiment d'injustice ou de manque
d'honnêteté dans certaines circonstances.....
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