Jouer aux quilles ?

      Le Lancer de la boule

           Avantage de la vitesse

              Vitesse linéaire  &  avec rotation

             Comment donner de la rotation a la boule

            Exemples pratiques

     Évaluer son Handicap 

 

 

 

COMMENT JOUER  AUX  QUILLES ?

 

              
1 2      3 4    5 6 7

1. Les coudes contre le corps.


2. Les hanches et les épaules parallèles à la ligne de faute, les genoux un peu fléchi.


3. Poussez la boule en avant et un peu en bas. En même temps vous faites un pas en avant avec le pied droit.
 

4. Au deuxième pas vous lancez la boule en arrière. La main gauche un peu plus à côté pour garder l’équilibre.

5. Gardez le bras bien droit. La boule atteint le point arrière extrême.
 

6. Faites le pas suivant en glissant. Pendant que la boule dépasse votre pied droit, vous la lâchez.
 

7. N’arrêtez pas votre bras, il doit chercher à accompagner la boule et ne terminer son mouvement qu’à hauteur de la tête.

 

 

   Le lancer de la boule   

     Dis-moi comment tu lances

 

  1. Main au dessus, type pétanque, souvent utilisée par les débutants, la technique est efficace si on est précis mais le maintien de la boule pendant le balancier n'est pas idéal ... d e même que la nature des rotations (arrière,rétro dans un 1° tps, puis glisse seule, et seulement après les rotations avant...).
  2. Main sous la boule, un peu comme Barthez qui relance le ballon à ras de terre.... C'est la meilleure technique pour l'apprentissage, le confort dans le balancier, et pour donner de l'effet (rotations avant, latérales etc..).

  Observez bien le comportement de votre boule et la façon de lancer des autres joueurs : c'est un bon moyen de comprendre la notion d'efficacité à l'arrivée de la boule dans les quilles... 

 Approche : c'est le processus synchronisé du balancier avec vos pas d'élan et qui aboutit au lâcher de la boule juste avant la ligne de  faute : à droite, un exemple décomposé d'approche en 4 pas (le plus courant) pour un joueur droitier.

..et c'est pas de la gonflette !Le réflexe du joueur débutant et costaud est souvent de lancer la boule la plus lourde dans le tas au centre ..et le plus fort possible en mettant de la force dans le bras !..ça marche régulièrement. par contre vous serez sans doute surpris par un jeune enfant qui, avec une boule légère à 15 km/h, parvient à faire un abat, même involontairement !..alors qu'il vous reste 4 quilles après un lancer avec une boule de  15 livres à 30 km/h. Il ne fait aucun doute que précision, trajectoire, effet donnés à la boule sont presque toujours en cause.

  Retenez les priorités : Précision d'abord par une bonne prise de repères, un balancier relâché et régulier synchronisé avec vos pas (le mouvement doit être naturel, sans volonté de propulser la boule en force : l'inertie de la boule doit faire pratiquement tout le travail !)..puis le lâcher (pouce sortant naturellement en 1°, les doigts et la paume imprimant l'effet souhaité.),.. sans oublier une visualisation préalable de la trajectoire à adopter... pas facile au début !

 

Avantages d'une vitesse acquise principalement par l'inertie de la boule :

Économie de force musculaire:  important pour l'endurance en tournois .

Meilleure précision : les efforts musculaires répétés sont source de déviation

 involontaire de trajectoire.

Meilleure régularité du balancier : vous faîtes intervenir essentiellement

la gravité de la boule qui reste constante à chaque lancer                                     

  NB: La boule doit effectuer un trajet de 18m environ dès qu'elle est lâchée...2 km/h (0,55 m/s) de différence a une réelle influence sur l'action des quilles   
  Un minimum de vitesse est nécessaire... mais le meilleur lancer n'est pas forcément le plus rapide !..

 

 

Vitesse linéaire, Vitesse de rotation....

Rotations :

On entend souvent parler de boule droite, d'effet, ou de boule à effet.....mais n'oubliez pas que c'est vous qui donnez véritablement l'effet en question... pas la boule seule !..malgré l'importance du modèle utilisé (polyester, réactive etc...).

  Les rotations sont imprimées (ou pas) à la boule par la paume et les doigts au moment du lâcher, à condition que le pouce soit libéré en premier : on appelle ça le Mach ...et ça se passe en une fraction de seconde !

Exceptions : 2 modes de lâcher avec main au dessus de la boule et sortie simultanée du pouce et des doigts : le style spinner-toupie et le style pétanque avec des rétro rotations en début de glisse..)

  Le nombre (tours par seconde) et le type de rotations (direction avant, latérale, rétro ou en toupie... le mélange étant possible...) dépendent de la position de la main au moment du lâcher (au dessus, sous ou sur le côté de la boule) et de l'impulsion (swing) donnée à cet instant.

..Mais au fait ?..pourquoi donner des rotations....en plus de la vitesse linéaire de départ ? :

... Pour plusieurs raisons :

Ce qui suit concerne principalement les modes de lâcher avec main sous ou sur le côté de la boule....

1. Une boule (sphère) en rotation développe une énergie cinétique de rotation ( 1/2 I W2 ...I :moment d'inertie, fonction de la masse et du diamètre boule; w :vitesse angulaire de rotation) qui se transmet aux quilles en plus de l'énergie cinétique de déplacement ( 1/2 m V2 ....m :masse de la boule; v :vitesse linéaire de la boule) Cf une balle de fusil ..ou de tennis... qui vrille.. ou tourne sur elle-même pendant sa trajectoire..).
2.

 

 

 

 

 

 

Le huilage des pistes sert à les protéger et à diminuer les forces de frottements boule - piste.

Ce huilage n'est pas homogène mais dégressif, en longueur et sur les côtés de la piste : on parle alors (exemple) d'un nombre x d'unités d'huile réparties sur 40 pieds ..1 pied=0,33m.

Schéma vu de profil

Après une phase de dérapage (sur l'huile.. qui d'ailleurs, si elle est en grande quantité, freine également la boule.. étonnant non ?) les rotations modifient la vitesse et la trajectoire en accrochant la piste sur la partie plus sèche... c'est le fameux point ( ou Zone) de Break.

De plus, selon le type de lâcher, de boule (enveloppe, noyau asymétrique etc...) et de perçage, l'axe de rotation change progressivement durant cette phase.. on appelle ça le Flare, dont le potentiel peut d'ailleurs être examiné par les différentes traces d'huile visibles sur la boule après le lancer.

 

Parenthèse !: En regardant le schéma vous pourrez comprendre que, lancer après lancer, les boules (glissant et tournant sur elles mêmes) finissent par transporter - déplacer une certaine quantité d'huile sur les côtés et dans le fond de la piste (backend) au cours du jeu : on appelle ça le Transfert.

Ainsi, certaines parties (de la piste), plus sèches au départ, peuvent être recouvertes d'huile au bout d'un certain temps.. et inversement ! ça dépend aussi du nombre de joueurs et du type de jeu de chacun.... c'est là sans doute la clé principale du succès en ligues ou en tournois : savoir le plus tôt possible réadapter son jeu en fonction de l'évolution de ces conditions..

3.

 

Seul des rotations latérales permettent à la boule de modifier sa trajectoire ( T2 crochet ou courbe) dans le but de percuter les quilles 1-3 (poche de strike pour un droitier) avec un angle plus important (a2) par rapport à celui (a1) d'une trajectoire droite..(T1)
  • Cet angle (a2) plus prononcé permet d'augmenter le pourcentage d'abats et de réduire les trouées par un meilleur brassage (*) des quilles .... vous constaterez pourtant qu'il est parfois difficile de passer de la théorie à la pratique !
  • Vous verrez ci-contre qu'en utilisant une trajectoire droite il faudrait s'aligner largement en dehors de la piste (T3) pour obtenir cet angle a2....
  • Ce procédé, s'il est correctement exécuté, permet également d'assurer avec plus de probabilités la chute des quilles N° 5 (la plus protégée) et 10 (celle qui reste....souvent pour un droitier.. N° 7 pour les gauchers.)

NB : même si vous n'optez pas pour une trajectoire courbe ou en crochet, sachez qu'une trajectoire droite avec des rotations avant sera très efficace... si la précision est au rendez-vous....

    

 

 

.

 

 

    

 

  Le changement d'angle (a1, a2 etc..) modifie l'action de déflection boule -quilles.

4.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rotations et développement linéaire :

Si vous donnez beaucoup de rotations, vous pourrez éventuellement observer une accélération de votre boule en fin de trajectoire, surtout si la vitesse de lâcher est modérée :

...en effet, la boule obéit au même calcul que le développement d'une roue de vélo :

La bande de roulement maxi d'une boule est égale à sa circonférence : 69cm.

  • Pour R(vitesse de rotation)=5t/s (faible) on aura un développement de 5*0,69=3,45m en 1 seconde soit une vitesse de 12,42km/h.
  • Pour R=10t/s (élevé) avant la phase de break, on aura 6,90m/s soit près de 25km/h de vitesse linéaire générée par les rotations sur la partie sèche de la piste, d'où une accélération visible si votre vitesse de boule est tombée à 20km/h avant le point de Break......(il faut bien sûr considérer que le contact boule - partie sèche de la piste n'est jamais absolu et donc revoir les valeurs précédentes à la baisse..)
  • Par contre, une vitesse de lâcher importante avec un nombre de rotations latérales insuffisant (tours par seconde) fera que votre boule ira....tout droit !

C'est grâce à l'entraînement que vous pourrez sentir le dosage des différents paramètres à affecter à votre boule lors de chaque lancer....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5. Full-contact :

La surface sphérique de la boule en rotation crée une action de <Brassage - Brossage - Déflection> upplémentaire au contact des quilles.

...Cf Le style de lâcher Spinner utilisé à l'origine par un certain nombre d'asiatiques adeptes de la boule légère (10 à 12 lbs) en toupie - trajectoire droite... redoutable !

...ou, si vous avez des enfants utilisant des toupies modernes (...à la mode 2003 actuellement...) , observez l'action au contact d'obstacles divers....

 

 

  Comment donner des rotations à une boule  


Je vais reprendre ici une partie de l'article que j'ai écrit dans le numéro précédent de ce magazine. ê Ce qui influence le plus une trajectoire de boule est avant tout, bien entendu, la vitesse avec laquelle le joueur l'envoie et aussi le nombre de rotations qu'il lui donne. La direction de ces rotations a aussi une importance capitale. Une boule qui roule vers l'avant, même si elle a e norme ment de rotations ne pourra aller que è vers l'avant. C'est un peu comme si vous vouliez éviter un obstacle le plus rapidement possible en conduisant une voiture et que vous accélériez sans tourner le volant. Si les pneus roulent vers l'avant, la voiture va continuer tout droit.

C'est pareil pour la boule sauf qu'il n'y a pas de volant. Cela veut dire que si vous voulez la voir tourner vers la gauche ou vers la droite, il va falloir que vous la fassiez rouler dans cette direction. Elle ira droit tant qu'elle glissera sur l'huile et tournera d` s qu'elle entrera en contact avec la piste sous la couche d'huile à. En tentant d'expliquer comment donner des rotations a une boule, je vais très probablement détruire bon nombre de fausses idées qui circulent depuis fort longtemps, mais tant pis Ou plutôt tant mieux. Donner des rotations a une boule est une action mécanique qui n'a rien de myste rieux. Au moment de lâcher la boule, quand le pouce sort, les deux autres doigts sont toujours dans cette boule et la retiennent, lui appliquant une force dirige e vers vous, alors que la force du poids de la boule est dirige e vers le bas. Étant donne que la direction de la force que vos deux doigts appliquent sur la boule ne passe pas par le centre de gravite de la boule, alors que la force de gravite (poids de la boule) passe par la, la résultante de ces deux forces imprime une rotation a la boule et la fait rouler dans la main.

N'essayez pas de plier vos doigts pour ê tirer à dessus au moment ou le pouce sort, c'est peine perdue, personne n'a suffisamment de force et de souplesse dans la main pour cela, le seul résultat serait que cette action de ê pincer à contrarierait une sortie libre du pouce. Veillez seulement a ce que vos doigts soient bien ê coince s à dans la boule, que votre bras et votre poignet soient bien tendus et le reste se fait tout seul. Plus votre geste est rapide au lâcher, plus la force imprime e par vos doigts sera importante, plus la rotation sera rapide. Vous voyez donc que cela n'a rien a voir avec la forme de vos inserts ou la direction des trous de vos doigts, ceux-ci n'ayant d'importance qu'au niveau du confort de la prise. Le schéma ci-dessous montre de manière simplifie e les forces qui sont applique es a une boule au moment du lâcher ainsi que leur direction.

On peut voir l'importance de garder le poignet droit pour passer de la figure 1 a la figure 2. Si le poignet est casse au moment du lâcher, moins de force est appliquée sur la boule  pour la faire tourner sur elle-même (figure 2).

 

 

  Ecrit par Jean-Marc Lebon : Comment donner des rotations à une boule ..(fichier pdf)

 

Exemples pratiques

  Boule sans (ou peu de) rotations :

 

 

Elle va glisser tout en étant freinée par l'huile (comme un Zodiac..) et par la surface de la piste lorsqu'elle va rentrer en contact avec : La vitesse linéaire est alors en constante diminution; pas d'énergie ni changement de trajectoire dues aux rotations.

Sur le Backend (fin de piste) on peut observer que la boule se met à tourner vers l'avant dans les derniers mètres, mais uniquement à cause du frottement de la partie plus sèche déclenchant une rotation de la boule sans accélération...

 Boule lancée façon pétanque (main au dessus).. Rotations arrières (rétro) et glisse, puis glisse seule... pour terminer par quelques rotations avant déclenchées par le frottement en fin de piste : c'est souvent l'effet <boule morte> (peu d'énergie) qui est constaté chez pas mal de débutants-joueurs loisir...ce qui n'empêche pourtant pas les strikes !
  Boule avec rotations avant, ou avant latérales) dès le départ..

 

 

 

 

 

@ Glisse et rotations sont sensiblement dirigées dans le sens du déplacement !

@ La vitesse linéaire diminue..mais les rotations emmagasinent de l'énergie..

@ En milieu ou fin de piste, les rotations prennent le relai sous la couche d'huile en induisant éventuellement un changement de trajectoire ainsi qu'une nouvelle vitesse de boule (avec ré-accélération possible) avant de percuter les quilles avec un angle plus efficace...

..Observez les joueurs qui maîtrisent correctement ce type de jeu et vous constaterez que le résultat est dévastateur !....mais aussi parfois catastrophique !..eh oui...

..NB : Malgré tout, reportez vous à ce qui a été dit avant et ailleurs pour relativiser la théorie ...ex : avec l'effet de Transfert, l'huile va être transportée au fond et rendre parfois impossible le processus précédent....c'est à vous de voir à ce moment là !...et vous adapter en ayant l'esprit libre... de modifier votre jeu !..et pourquoi pas en trajectoire droite si rien d'autre ne marche !...encore faut-il l'exécuter correctement..

...et surtout : prenez l'habitude d'observer le comportement de votre boule sur la piste...sans fermer les yeux ou vous retourner !

...c'est la meilleure méthode pour apporter les corrections réellement efficaces au lancer suivant....avant d'arriver à la 10° frame !..spécialement en compétition !

Évaluer son handicap

  Le handicap ? :

Le handicap est un nombre de quilles (points) attribué d'avance au joueur et calculé à partir de sa moyenne grâce à une formule qui peut varier selon les cas. C'est une forme de bonus qui permet à des joueurs ou équipes de niveaux différents de pouvoir se rencontrer en tournois.

Ex : en ligue, un joueur a une moyenne de 160. Son handicap sera calculé de la façon suivante :

Hand=(215 - moyenne)x60%=33.

D'autres formules appliquent des chiffres et pourcentages différents ou, lors d'un tournoi, se basent sur les 3 premières parties pour calculer le handicap bref, renseignez vous avant.

Plus votre moyenne sera élevée, moins vous aurez de handicap..

Depuis septembre 2003 le pourcentage appliqué pour le calcul du handicap est passé de 60 à 80% avec un maximum en main de 60

  Le Scratch ? :

 Le terme Scratch représente le nombre de points réellement acquis au cours de la partie (ou Ligne) : Ainsi, le joueur à 160 de moyenne participant à une rencontre avec handicap et réalisant un score de 184 (scratch) à la 1° ligne aura un total de 184+33=217 points.

Par contre, un autre joueur "plus fort" ayant 17 points de handicap (187 de moyenne) devra réaliser un score d'au moins 200 pour gagner contre le joueur précédent.

Conclusion : ce principe aide à comprendre les mentions "tournoi individuel scratch"; "doublette handicap" etc...

Il arrive que cet aspect du bowling soit controversé dans la mesure où des résultats de championnats avec handicap peuvent parfois, au niveau du classement, donner un sentiment d'injustice ou de manque d'honnêteté dans certaines circonstances.....